Plus de 200 000 postes vacants dans l’hôtellerie-restauration en France. Le double d’avant Covid. Ces chiffres, publiés par l’UMIH et Pôle emploi, circulent dans toutes les conversations du secteur. Et pourtant, la réponse reste toujours la même : recruter plus, recruter mieux, recruter vite.

Et si la question était mal posée ?

65 % des salariés CHR quittent leur poste dans les deux premières années

Ce chiffre change tout. Ce n’est pas un problème d’attractivité du secteur — c’est un problème de ce qui se passe après l’embauche. Les candidats viennent. Ils repartent. Rapidement. Et le cycle recommence.

Le turnover en CHR coûte cher à chaque établissement : coût du recrutement, formation du remplaçant, perte de productivité, impact sur le moral des équipes en place. On estime qu’un départ représente entre 6 et 9 mois de salaire perdus pour l’entreprise.

Ce que font les établissements pour répondre à la crise

Le secteur réagit. Les initiatives se multiplient :

Amélioration des conditions de travail avec des horaires plus flexibles et une organisation repensée. Développement de l’alternance, en hausse de 18 % en 2024. Revalorisation salariale de 7,5 % entre 2022 et 2024. Digitalisation des tâches répétitives pour alléger la charge des équipes.

Ces efforts sont réels. Mais ils restent insuffisants tant qu’on ne s’attaque pas à la racine du problème : l’intégration.

La valorisation des équipes commence dès le premier jour

Qualité de vie au travail, reconnaissance, sentiment d’appartenance — ces facteurs sont cités en premier par les salariés qui restent. Pas le salaire. Pas les avantages. Le fait de se sentir considéré, attendu, intégré.

Un salarié qui vit un onboarding structuré et humain dès son arrivée reçoit un message clair : ici, tu comptes. C’est ce message-là qui fait la différence entre quelqu’un qui reste et quelqu’un qui repart après trois semaines.

La technologie peut optimiser les plannings et réduire la paperasse. Elle ne remplace pas la relation humaine. Et c’est la relation humaine qui fidélise.

Ce que ça dit du secteur CHR en 2025

Le secteur est à un tournant. Les établissements qui vont survivre et prospérer sont ceux qui vont comprendre que fidéliser commence avant même le premier jour de travail — et que l’onboarding n’est pas une formalité administrative mais un acte managérial fort.

200 000 postes vacants. La solution n’est pas dans les jobboards. Elle est dans ce qu’on fait avec les gens une fois qu’ils ont signé.

Source : Cet article s’appuie sur les données de Distriworks et de l’UMIH.
Article original : « Secteur CHR en France : enjeux, mutations et perspectives pour 2025 »

 https://www.distriworks.fr/blog/guides/secteur-chr-en-france-enjeux-mutations-et-perspectives

Le commentaire logo rec

Ce que j’observe sur le terrain en Bretagne, c’est que les patrons CHR savent que le turnover coûte cher. Mais ils continuent de chercher la solution du côté du recrutement. Le déclic, c’est quand ils réalisent que le problème se joue dans les 100 premiers jours. C’est là que REC intervient : pas pour recruter à leur place, mais pour que ceux qui arrivent aient envie de rester.

— Axel Auffret, fondateur de REC

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